The Sinking City

Un jeu imparfait, une adaptation brillante

En ce qui concerne l’aspect purement technique du jeu, on peut facilement dire qu’il est en retard. En effet le titre de Bigben Interactive et Frogwares souffre de bien des maux ; le jeu n’est pas particulièrement beau sans être laid pour autant (il dispose même d’une direction artistique très réussie mais nous y reviendrons plus tard), il souffre de ralentissements, d’une distance d’affichage assez faibles, et les personnages apparaissent littéralement à 10m de vous mais pour plus de détails je vous conseille de jeter un œil sur les nombreux sites de tests de jeux vidéo.

Charles Reed, vétéran de guerre et détective torturé

On nous plonge dans la peau du détective privé Charles Reed, vétéran de la Première Guerre mondiale qui a gardé nombreux traumatismes et séquelles physiques et psychologiques des horreurs qu’il a vécu.

Il est torturé par de sombres visions et hallucinations qui le mènent à la ville d’Oakmont qui vient de subir une catastrophe que ses habitants appellent l’inondation. Tout juste débarqué il est enrôlé par un étrange individu qui va le missionner pour enquêter sur une disparition, lui promettant de lui fournir les réponses à ses nombreuses interrogations.

Charles se rend vite compte que quelque chose ne tourne pas rond dans cette ville ; les habitants souffrent des mêmes hallucinations que lui, d’étranges créatures malsaines surgissent des profondeurs, et certains des habitants sont des hommes-poissons. Les étrangers ne sont pas les bienvenus a Oakmont et notre détective va vite s’en apercevoir.

L’enquête au cœur du gameplay

En ce qui concerne le gameplay on peut dire que The Sinking City est un TPS en monde ouvert aux phases de combat assez classique mais nous ne nous attarderons pas trop sur ce point. Ce qui le distingue des autres TPS en monde ouvert c’est son système d’enquête.

Ici point de marqueur d’objective qui vous indiquera la destination de tous vos objectifs et qui va gâcher l’appréciation de la découverte (bonjour la plupart des jeux de nos jours), le jeu se contentera de vous donner le croisement de la rue la plus proche de votre destination et une fois sur place à vous de vous débarasser des créatures et/ou ennemis, réunir tous les indices sous forme de textes, d’objets ou de vision éthérée et de construire vos hypothèses pour trouver votre prochaine destination.

Même si ce schéma se répète de la première à la dernière minute du jeu, ce qui pourra rebuter les personnes n’aimant pas la répétitivité, je trouve la formule efficace et surtout originale puisqu’elle vous demandera de vous creuser un peu les méninges ce que très peu de jeux font (et surtout en ce moment).

Et lovecraft dans tout ça ?

The Sinking City semble cocher toutes les cases pour entrer dans l’univers de Lovecraft, et il le fait plutôt bien.

Tout commence par d’étranges visions qui poussent le protagoniste à enquêter, ce qui va inévitablement le plonger peu à peu dans la folie. Une folie partagée par les habitants d’Oakmont

Le jeu ne laisse pas de côté le racisme et la peur de l’inconnu que l’on retrouve dans toute œuvre de Lovecraft, tout au long de l’aventure nous allons nous faire repousser par les habitants de la ville qui ne supportent pas les étrangers. Habitants eux-même en conflit racial entre les autochtones et les récemment arrivés hommes-poisson

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